
Location saisonnière en Guadeloupe : règles 2026
Réglementation & Fiscalité
9 févr. 2026
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La location courte durée est bien installée en Guadeloupe (Airbnb, Booking, Abritel, réservation directe), mais la réglementation s’est nettement renforcée avec la loi Le Meur du 19 novembre 2024. En 2026, la bonne approche est simple : raisonner “commune par commune” (ex : Nord Basse-Terre, Cap Excellence, Riviera du Levant…) et sécuriser sa conformité (durée autorisée, enregistrement, taxe de séjour, obligations de transparence).
1) Résidence principale : 120 jours/an… et parfois 90 jours selon la commune
Si vous louez votre résidence principale en courte durée, la règle générale reste la limite de 120 jours par année civile (avec exceptions possibles en cas d’obligation professionnelle, raison de santé ou force majeure, selon les conditions prévues).
La vraie nouveauté à surveiller en 2026
Depuis la loi Le Meur, les communes ont la faculté de ramener ce plafond à 90 jours/an. Autrement dit, un propriétaire guadeloupéen doit vérifier si sa commune a adopté une délibération réduisant la durée maximale : c’est un point qui peut varier d’une commune à l’autre, surtout dans les zones touristiques.
Avant de louer une résidence principale en Guadeloupe, vérifiez auprès de la mairie si la commune applique un plafond à 120 jours ou si elle l’a abaissé à 90 jours.
2) Enregistrement : vers une généralisation avec un téléservice national (échéance 20 mai 2026)
L’enregistrement (numéro à afficher sur l’annonce) devient un sujet central : il sert à mieux suivre les offres, contrôler les dépassements et lutter contre les fraudes. Le cadre issu de la loi Le Meur prévoit un téléservice national mis en place par décret, au plus tard le 20 mai 2026.
Ce que ça change très concrètement pour les propriétaires en 2026
vous devez vous attendre à plus de formalités standardisées (et moins “au cas par cas”) ;
l’annonce devra, de plus en plus, être traçable (numéro, statut du logement, etc.).
3) Résidence secondaire : des règles potentiellement plus strictes… selon la pression locale
Pour une résidence secondaire, les communes peuvent aller plus loin en matière de régulation (mécanismes locaux, autorisations, encadrement renforcé). En 2026, l’important est donc de ne pas supposer que les règles sont identiques partout en Guadeloupe : elles peuvent évoluer via des délibérations locales.
4) Transparence des locations : un nouveau cap en mai 2026
Le règlement européen sur la transparence des locations de courte durée entre en application en mai 2026. Il s’inscrit dans une dynamique de meilleure transparence des données (annonces, enregistrements, etc.).
5) Taxe de séjour : un incontournable en Guadeloupe
En location saisonnière, la taxe de séjour est payée par le voyageur et reversée à la collectivité selon les règles locales. En Guadeloupe, les tarifs dépendent de la commune/EPCI. Exemple très concret : Nord Basse-Terre indique un tarif proportionnel pour les hébergements non classés de 5 % du coût HT de la nuitée, plafonné à 3,50 €.


